UNP - Section Cannes et environs

Groupement Lafargue - Turpin - Bagnis - Di Masso

Galerie photos et diaporama

                               Parcours de Jean HEMMERLE    


Jean HEMMERLE est né le 11 Avril 1932 à STRASBOURG.
Après avoir passé son certificat étude à 14 ans, il entre en entreprise de menuiserie charpente pour passer son CAP à l’âge de 18 ans.
A 20 ans il décide de s’engager sur un défi que lui a lancé son futur beau-père «tu pourras épouser ma fille que seulement si tu portes l’uniforme ».
Jean HEMMERLE s’est engagé le 5 mars 1952, il est incorporé au titre de la première Demi-Brigade Commandos Parachutistes Coloniaux, de la 10ème Brigade Parachutiste Coloniale à Vannes, qui devient le 2/1 Régiment Chasseurs Parachutistes le 28 décembre 1952 à Saigon, régiment alors commandé par le Chef de Bataillon BRECHIGNAC.
Il passe avec succès son brevet Parachutiste N° 65595 le 14 mai 1952 à MECON.
Entre temps, lors d’une permission, Jean épouse Janine et ils ont deux garçons.
Remarqué pour son potentiel, il est nommé à la distinction de 1er Classe juste avant d’embarquer pour SAIGON.
Embarqué à MARSEILLE le 27 novembre 1952, il débarque un mois plus tard le 28 Novembre 1952 à SAÏGON, puis le jour même il embarque sur le GASCOGNE pour débarquer à HAÏPHONG le 01 janvier 1953, présent à HANOÏ le 03 janvier 1953.
Jean HEMMERLE est affecté à la 1er section de la 3ème compagnie du Lieutenant RUYTER.
Il effectue sa première mission aéroportée le 18 janvier 1953 à Na San, camp retranché, lieu stratégique disposant d’une piste d’atterrissage.
Ils y ont effectué de nombreuses patrouilles. La section a subi un violent accrochage à la rivière noire, une dizaine de ses camarades y ont laissé leur vie, Jean HEMMERLE subit ses premières blessures légères.
Le 28 juillet 1953 à ANNAM opération CAMAREE, après un saut opérationnel, pendant trois semaines Jean HEMMERLE participe avec la 1er section de la 3ème compagnie à de nombreuses patrouilles de village et ils font de nombreux prisonniers et prises d’armes et munitions.
Aout, Septembre, et Octobre 1953 - avec sa section, il participe à la fortification du camp retranché de la base aérienne de SENO.
Le 20 novembre 1953 opération CASTOR - après un saut opérationnel sur la cuvette de DIEN BIEN PHU, avec sa compagnie il participe à la fortification du camp retranché de la cuvette de DIEN BIEN PHU, ainsi qu’à de nombreuses patrouilles. Puis retour sur HANOÏ.
Janvier à Mars 1954, lors de l'invasion du Moyen Laos par la division 325, en Janvier 1954, le commandement envoie 5 bataillons sur la base aérienne de SENO dont le 2/1 Régiment Chasseurs Parachutistes du chef de Bataillon BRECHIGNAC.
Ils arrêtent les Vietminh et reprennent le terrain perdu. Mais Giap se prépare pour une grande bataille plus au nord, à Dien Bien Phu.
La 3ème compagnie participe à la reprise des villes de SANARAKHET et TAKHET.
Le 3 avril 1954, saut opérationnel de nuit à 2 heures 55 sur la cuvette de DIEN BIEN PHU sous la mitraille des Viets.
Le 10 et 11 avril, avec la 3ème Compagnie du 2/1 Régiment Chasseurs Parachutistes, Jean participe à la reprise de Éliane 1. Son Capitaine CHARLE et le Lieutenant RUYTER sont grièvement blessés, ainsi que Jean par les éclats d’une grenade tombée dans son sac TAP. Il est touché par plusieurs éclats à la tête. Il se fait soigner pour continuer le combat, deux de ses camarades n’ont pas eu la même chance. Ils ont tenus le piton 3 semaines.
Le 13 avril, Jean est nommé Caporal au feu.
Le 1er et 2 mai 1954, dans la nuit, les compagnies restantes du 2/1 Régiment Chasseurs Parachutistes reprennent d’assaut Éliane 1. Toute la nuit, les parachutistes luttent pied à pied pour conserver la position. Ils se font tuer, un par un dans leurs trous, ou au cours de contre-attaques démentielles, à trois ou quatre contre cent, deux cents; les hommes du 2/1 ne sont pas vaincus. Ils sont morts.
A l’aube, Éliane 1 est tombé; définitivement. Sur cent quatre-vingts parachutistes du 2/1 Régiment Chasseurs Parachutistes, il ne reviendra que dix-huit blessés, dont Jean HEMMERLE.Le 2/1 Régiment Chasseurs Parachutistes a cessé d’exister.
Les 4, 5 et 6 Juin 1954 sur Éliane 4, Jean se retrouve blessé au dos par des éclats de grenade, son gilet par éclats l’a bien protégé. Dans la nuit du 6 au 7 Mai Jean est fait prisonnier au lever du jour par les Vietminh.
Tous les prisonniers (y compris les blessés « légers », selon les critères établis par le Vietminh) devront marcher à travers jungles et montagnes sur 700 km, pour rejoindre les camps, situés aux confins de la frontière chinoise, hors d'atteinte du Corps Expéditionnaire. Ceux qui sont trop faibles meurent ou sont achevés. Sur les 11 721 soldats de l'Union Française, valides ou blessés, capturés par le Vietminh à la chute du camp, plus de 70 % décèdent pendant leur marche vers les camps ou une fois en captivité, de sous-alimentation, mauvais traitements, absence de soins, dans des régions propices à toutes sortes de maladies, ou seront exécutés sommairement. Seuls 3290 survivront, dont notre ami Jean HEMMERLE. Il ne pèse plus alors que 40 kilos.
La garnison de DIEN BIEN PHU fut citée à l’Ordre de l’Armée le 8 janvier 1955
A sa libération le 1er septembre 1954, il est hospitalisé à l’hôpital d’HAÏPHONG, puis à l’hôpital de SAÏGON.
Le 19 octobre 1954, il embarque pour MARSEILLE où il débarque le 10 novembre 1954.
Il retrouve ses foyers le 11 novembre 1954 avec une permission de congé libérable de trois mois.
Jean reprend ses activités professionnelles dans le bâtiment comme contremaître, puis technico-commercial et chef d’entreprise,; il prend sa retraite à 70 ans. Il rejoint la Côte d’Azur pour prendre un repos bien mérité.
Il participe à la vie de deux associations, celle de l’Union Nationale des Parachutistes et des Médaillés Militaires section 98 Grasse.

Jean HEMMERLE est titulaire de :
La Croix de Guerre Ă©toile bronze avec palme.
La Médaille Campagne d’Indochine.
La Médaille Coloniale agrafe «Extrême Orient».
La Médaille des blessés.

La médaille des prisonniers
La Médaille Militaire lui est concédée par décret du Président de la République en date du 4 novembre 2013.

Il a été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur. Sa décoration lui a été remise le 28 juin 2018 au Camp Lecocq du 21ème RIMa àFréjus.

"La Grise" pour ceux qui l'ont connue

                          Hommage Ă 

                       notre cher NoĂ«l

                               Officier LH

Noël ISSERT est né le 7 décembre 1933 à Mougins.

 

En 1952, bien que riche d’une formation de technicien sur machines-outils,  le jeune ISSERT ne rĂ©siste pas longtemps Ă  l’appel des parachutistes coloniaux ceux qui, Ă  l’époque arborent, le bĂ©ret rouge. Dès cet instant, il n’aspire qu’à embrasser le rude mĂ©tier des armes.

 

Il rejoint leurs rangs et, plus que noblement, servira  l’honneur de la France en Indochine.

 

De fĂ©vrier 1952 Ă   fĂ©vrier 1953, engagĂ© volontaire  3ans, il est affectĂ© Ă  la 1ère demi-brigade coloniale de commandos parachutistes, brevet para n° 75 335. Le 3 janvier 1953, il est mutĂ© au groupement des troupes coloniales Ă  FrĂ©jus, il reçoit la formation spĂ©cifique guĂ©rilla Indochine.

 

En fĂ©vrier  1953, il dĂ©barque au Sud-Vietnam et est  affectĂ© au 8 ème bataillon de parachutistes de choc. Lors de son baptĂŞme du feu, le 18 fĂ©vrier 1953, opĂ©ration de nettoyage  « Danielle Â», dans la plaine des joncs (Cochinchine), il s’y rĂ©vèle homme de sang-froid et plein d’allant.

 

Après une série ininterrompue d’interventions coups de poing et de raids aéroportés, le commando Issert, avec l’affirmation de l’expérience, fait montre de très belles qualités guerrières, en maintes occasions et notamment, le 20 avril 1953, lors d’un difficile combat d’arrière-garde, dans la région de Ninh Hoa au col de Da Han ( Sud –Annam).

Son courage et son implication dans la retraite d’une unité amie seront salués par ses chefs.

BlessĂ© par Ă©clats de mortier Ă  la «  cuisse gauche Â», il sera citĂ© Ă  l’ordre du rĂ©giment par le gĂ©nĂ©ral commandant les forces terrestres du centre –Vietnam.

 

Lors de la plus grande et la plus sanglante des batailles du corps expĂ©ditionnaire français en indochine qui dĂ©bute le 13 mars 1954 Ă  Dien Bien Phu, par l’opĂ©ration aĂ©roportĂ©e franco-vietnamienne «  Castor Â» de reconquĂŞte de la cuvette boisĂ©e, avec une piste d’envol en pays ThaĂ® (Haut Tonkin), encerclĂ©e le 20 novembre 1953, sous le commandement du gĂ©nĂ©ral Gilles, commandant les TAPI, il vivra l’extrĂŞme harassement de 113 jours de «  drĂ´le de guerre Â», Ă  savoir les travaux de dĂ©fense et d’amĂ©nagement, menĂ©s sous harcèlement Vietminh, qui vont donner au camp retranchĂ© l’aspect d’un Verdun asiatique.

 

DĂ©sormais et sans rĂ©pit, le caporal ISSERT , valeureux chef d’équipe feu de la section d’assaut, s’aguerrira  avec abnĂ©gation, bravoure et panache, affrontera la mort en face, lors des combats singuliers et redoutables, Ă  la rescousse de frères d’armes en mauvaise posture sur les pitons ou Ă  rĂ©cupĂ©rer des positions perdues, menĂ©s par la 2ème compagnie aux ordres du capitaine Pichelin (ancien rĂ©sistant, jeune officier de 30 ans solide et respectĂ©- 2 sĂ©jours en Indochine).

 

Dans le cadre des action offensives du plan de dĂ©fense dĂ©volues au 8ème choc aux ordres du capitaine Tourret, constituant avec le 1er bataillon Ă©tranger de parachutistes et le 6ème bataillon de parachutistes coloniaux les unitĂ©s d’interventions du groupement opĂ©rationnel nord-ouest (GONO), Ă  la main du lieutenant-colonel Langlais, secondĂ© par le chef de bataillon Bigeard, au plus fort de l’affrontement, il participera, le 31 mars 1954, Ă  la reconquĂŞte de «  Dominique 2, Â» la plus vitale des positions pĂ©riphĂ©riques assignĂ©e Ă  la 2ème Cie du 8ème choc, sommet coiffĂ© sans trop de pertes, mais se rĂ©vĂ©lant intenable sans renfort.

L’unité fondant sous les coups de l’artillerie Viet décroche, accroche, mais est désorganisé par l’éclatement d’un obus qui fauche le capitaine Pichelin et son entourage proche, le sergent- chef Carré de la section d’assaut et l’infirmier Smith, le radio est sérieusement blessé.

 

Le caporal ISSERT s’en tire sans blessure, ce jour-lĂ . A l’issue de ce terrible combat, son unitĂ©, plus que dĂ©cimĂ©e, sera dissoute et les rescapĂ©s incorporĂ©s Ă  la 3ème compagnie du lieutenant Bailly  qui, Ă  son tour, a frisĂ© l’amputation d’un pied le 7 mai 1954.

 

Le 18 avril 1954, dimanche de Pâques, le PA « Huguette 6 Â», dernier rempart du dispositif au nord, n’étant plus dĂ©fendable après de coĂ»teuses tentatives de dĂ©gagement, l’honneur d’une sortie de vive force, au milieu des lignes ennemies, est le choix de ses occupants. Sur quelque 180 derniers dĂ©fenseurs, 65 manqueront Ă  l’appel.

 

En situation de protection et de recueil au «  centre OpĂ©ra Â», pointe nord du terrain d’aviation, au sein de sa nouvelle compagnie sous un dĂ©luge d’artillerie, le parachutiste ISSERT sera grièvement blessĂ©. EvacuĂ© sur l’antenne chirurgicale du mĂ©decin-commandant Grauwin, il y subira, dans la soirĂ©e, l’amputation sommaire de sa jambe gauche.

 

Fait prisonnier, le 7 mai 1954, au blockhaus/infirmerie du 8ème choc, bĂ©nĂ©ficiant de la « grande clĂ©mence Â»  de l’oncle Ho Chi Minh, le 19 mai 1954, jour anniversaire de ce dernier, il recouvre la libertĂ©, en figurant sur la 1ère liste de 81 «grands blessĂ©s» Ă©vacuĂ©s sur l’hĂ´pital Lassan Ă  HanoĂ®.

 

C’est sur son lit d’hĂ´pital que, citĂ© Ă  l’ordre de l’armĂ©e,  il recevra des mains du gĂ©nĂ©ral de corps d’armĂ©e Navarre, commandant en chef en Indochine, les insignes de sa mĂ©daille militaire, dĂ©cernĂ©e Ă  titre exceptionnel et de la croix de guerre TOE avec palme.

 

Ce brillant soldat, rendu Ă  la vie civile le 6 juillet 1956, devait ensuite se rĂ©vĂ©ler  un employĂ© exemplaire des services techniques de l’HĂ´tel Carlton pendant 20 ans.

 

NoĂ«l ISSERT a Ă©tĂ© fait chevalier de la LĂ©gion d’Honneur  le 4 octobre 1969 et Ă©levĂ© au grade d’officier  le 14 juillet 2008 Ă  Cannes.


Nous sommes certains que Noël veillera désormais sur nous, au côté de St Michel.

                          Hommage Ă 

                   Jean-Pascal DEY

Jean-Pascal est né le 18 août 1955, il avait 64 ans.

Il avait le Brevet Para Français 409227, les Brevets Américain et Allemand.

 

 Jean-Pascal a effectuĂ© son dernier saut le 24 novembre. Notre famille Para vient de perdre un Grand Soldat

Dévoué à la cause parachutiste et des soldats Opex, qu'il mettait toujours en valeur, il était président de la FNAME des Alpes Maritimes.

 

Appelé du Contingent puis militaire de carrière ORSA, ORSE, OR, il a effectué une longue et brillante carrière.

 

Spécialiste des transmissions, ses unités d'affectation ont été :

-45e RT Donzère

-EAT Montargis

-42 e RT Rastatt (FFA),

-39 e RT Laval,

-ESEAT Cesson-Sévigné,

-57 e RT Mulhouse,

-EM BT Lille,

-28 e RT Issoire,

-ESAT,

-DRM Paris.

au sein des TAP, il a été affecté :

-14e RCTP Toulouse

-14e RCPS

-EM 11e DP/44EMT Toulouse,

-EM 11e DP et  11e BP Toulouse.

 

Il est intervenu dans de nombreux pays en OPEX :

-Liban 80/81

-RCA 85

-EX-Yougoslavie 95/96

-Ex-Yougoslavie 96/97

-Guyane 98

-Albanie 99

-Ex-Yougoslavie 2001

-Kosovo 2001

-Philippines 2002)

-Afghanistan 2003

-Russie 2004

-Chine 2004

-Cambodge 2004

-Polynésie Française 2004

-Kenya 2004

-CĂ´te d'Ivoire 2005

-Singapour Malaisie 2005

-Kosovo 2006/2007.

 

Pour toutes ses actions, il a reçu de nombreuses décorations:

Chevalier LĂ©gion d'Honneur

Officier Ordre National du MĂ©rite

Croix de la Valeur Militaire avec Ă©toile de bronze

Croix du Combattant

MĂ©daille d'argent de la DĂ©fense Nationale, agrafes TRS et TAP

MĂ©daille d'Outre Mer, agrafe Liban

Médaille commémorative française, agrafe ex-yougoslavie

MĂ©daille de bronze de la jeunesse et des sports

Médaille commémorative ONU, agrafe Liban

Croix d'officier de la reconnaissance centrafricaine

MĂ©daille ONU, agrafe Ex-yougoslavie (UNPROFOR)

MĂ©daille OTAN, agrafe Ex-Yougoslavie

MĂ©daille OTAN, agrafe Kosovo.

 

D'autre part, il avait ouevré dans la vie civile au sein des collectivités locales comme inspecteur des services à Cagnes sur mer et conseiller municipal en charge des travaux à St Laurent du Var.

 

Il faisait partie de nombreuses associations :

Président départemental de la Fédération nationale des anciens des missions extérieures (FNAME)

Union Nationale des Parachutistes

 Souvenir Français, vice prĂ©sident du comitĂ© de Saint Laurent du Var

Ichtus, Trésorier

Union Nationale des Combattants

Amicale des transmissions de la CĂ´te d'Azur

ONM, Comité Cagnes sur Mer

SEMLH, Comité de Cagnes de Mer

Amicale Nationale des Transmetteurs Parachutistes

L'Epaulette.


Dans ses dernières volontés, il avait émis le souhait que son cercueil soit porté par ses «Frères d’Armes», souhait qui fut respecté. Nous étions nombreux pour rendre un dernier hommage à notre valeureux camarade.

 

Il laisse dans l’avion son Ă©pouse Marie-HĂ©lène, ses  quatre enfants et ses petits-enfants.

Sincères condoléances leur ont été présentées.

Une pensée pour

nos amis disparus

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Berets
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berets.pdf

Histoire de bérets